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Le droit des comités sociaux et économiques et des comités de groupe (CSE)

21 avr. 2026

Commissions santé, sécurité et des conditions de travail, représentants de proximité, conseils d'entreprise, comités d'entreprise européens

Section 5 - Résiliation judiciaire du contrat ou prise d'acte de la rupture à l'initiative du salarié

21 avr. 2026

Le droit des comités sociaux et économiques et des comités de groupe (CSE)

Commissions santé, sécurité et des conditions de travail, représentants de proximité, conseils d'entreprise, comités d'entreprise européens

  • Réf : Milet L. et Cohen M., Le droit des comités sociaux et économiques et des comités de groupe (CSE), avril 2026, LGDJ, 9782275164892 Copier la référence
  • id : 9782275164892-2019 Copier l'id

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§ 1. — La primauté du statut protecteur entraîne parfois des situations de blocage

1989. La protection légale a été instituée avant tout dans l’intérêt de la collectivité des salariés et non dans celui des élus et mandatés. Le salarié protégé n’est donc pas propriétaire de son mandat, ce qui avait conduit la chambre sociale de la Cour de cassation à préciser en 1996 que le salarié protégé licencié sans autorisation ne peut pas demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail 6818.

Cette analyse est aujourd’hui peu adaptée à la réalité vécue chaque jour par certains représentants du personnel. En effet, la situation de ces derniers est parfois intenable pour des raisons diverses : mise au placard, discriminations directes ou indirectes, tracasseries, etc.

Bien que l’arsenal législatif et jurisprudentiel ait été renforcé au fil des années et qu’il existe aujourd’hui des moyens juridiques de riposte à de telles situations qui n’existaient pas hier 6819, dans de nombreux cas, une situation de blocage est constatée :

l’employeur n’engage pas la procédure de licenciement en sollicitant l’autorisation administrative ; il attend que le salarié élu ou mandaté finisse par donner sa démission ou cherche à négocier son départ ;

le salarié ne peut pas renoncer à sa protection, il ne peut pas demander à l’inspecteur du travail une