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T1 - Entreprises et organismes d'assurance

17 mai 2011

2. - La fixation du plein

17 mai 2011

T1 - Entreprises et organismes d'assurance

  • Réf : Jadaud B., Bellando J.-L., Moreau J., Parleani G., Bigot J., Cabrillac S. et Bellando G., T1 - Entreprises et organismes d'assurance, mai 2011, LGDJ, 9782275050782 Copier la référence
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2059.     L'assureur se doit de déterminer avec une grande prudence la somme maximale qu'il peut supporter du chef d'un sinistre atteignant un risque assuré sans compromettre le sort de la mutualité dont il a la charge. Et il doit tenir compte du fait que plusieurs risques à la fois peuvent avoir la même cause originelle, être touchés par le même événement. C'est cette somme que l'on appelle le plein.

Cette nécessité de la détermination du plein, évidente quand il s'agit d'une société qui débute ses opérations, s'impose également pour toutes celles qui, opérant déjà depuis plusieurs années et ayant constitué un portefeuille d'affaires en nombre suffisant, ont acquis une expérience propre. Mais encore faut-il que ce portefeuille, convenablement étoffé, soit le plus homogène possible. Il y aurait homogénéité parfaite si, compte tenu de la valeur de chaque risque et de sa qualité, il serait absolument indifférent qu'un sinistre atteigne tel risque plutôt que tel autre. Nous avons utilisé le conditionnel car en pratique cette parfaite homogénéité n'est jamais atteinte.

Compte tenu des nombreux facteurs d'incertitude qui pèsent sur la détermination de toute prime d'assurance, il n'y a pas de formules actuarielles certaines et encore moins de formules empiriques permettant de déterminer de façon adéquate les pleins qu'une société d'assurance doit adopter pour chaque branche de ses activités et pour