884 Il paraît difficile de traiter du secteur financier sans évoquer le rôle qu'y joue la Banque centrale européenne, en particulier depuis la crise financière de l'UE de 2008 et les années qui ont suivi. Durant cette crise, dite aussi des subprimes, venue des États-Unis, et due pour une bonne part aux excès de liquidités financières octroyées aux particuliers ou aux entreprises, le secteur bancaire et financier n’a pas été en mesure de faire face avec les outils dont il disposait. Pour parer au plus pressé, les États membres, et donc les contribuables, se sont vus contraints de combler une grande partie des déficits. En conséquence, de nombreux instruments ont été mis en place pour éviter le renouvellement de telles crises, avec en particulier un assainissement du secteur bancaire, le renforcement du contrôle prudentiel et des fonds propres et la mise en place progressive de l'Union bancaire (v. supra). Mais la BCE s'est trouvée en première ligne, non seulement en raison des diverses contraintes qui lui interdisent d'intervenir sur le marché, mais aussi de l'exigence de stabilité se trouvant au cœur de son mandat (section 2). Mais la stabilité, notamment financière, qui impose aux États membres de nombreux efforts de redressement, pour ne pas dire de rigueur sur le plan économique et social, ne suffit pas. Des mécanismes d'assistance doivent être mis en place, sur lesquels la BCE exerce un contrôle plus ou moins étroit
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