1385 Ceux-ci, conclus le plus souvent avec des organisations internationales tierces ou avec leurs États membres regroupés, prennent en général la forme de zones de libre-échange ou d’unions douanières. Ils se doivent alors de respecter les disciplines posées par le GATT/OMC, et notamment la règle de l’essentiel des échanges commerciaux.
L’Union a dû affronter les critiques du GATT, car les accords souvent d’association conclus avec les pays tiers, notamment en voie de développement, s’affranchissaient des règles du commerce international, aussi bien au regard du principe de réciprocité dans l’élimination des barrières douanières, qu’en raison de l’exclusion de l’agriculture et d’autres secteurs de la libéralisation des échanges.
L’exclusion de la PAC constitue une constante dans la pratique conventionnelle de l’Union y compris lorsqu’elle conclut des accords de libre-échange avec des pays économiquement proches de ses propres standards. L’espace économique européen représente un bon exemple de cette dernière catégorie. Signé à Porto le 2 mai 1992, avec les États membres de l’Association européenne de libre-échange, l’espace économique européen est entré en vigueur le 1er janvier 1994. Il regroupait à l’origine, outre les douze de la CEE, les sept membres de l’AELE. Son objectif s’avère des plus ambitieux puisqu’il s’agit non seulement de créer une vaste zone de