320. Intérêt du recours à la société civile. – Les sociétés civiles sont un outil traditionnellement utilisé pour la gestion du patrimoine des personnes protégées340. L’avantage de la constitution d’une société civile est manifeste, tant lorsque la personne protégée est bénéficiaire d’une libéralité portant sur des biens immeubles, que lorsqu’il s’agit d’acquérir pour son compte un immeuble à titre onéreux : nonobstant la présence d’une personne protégée parmi les associés, le gérant a, à l’égard des tiers, les pouvoirs les plus étendus et il peut engager seul la société par tout acte entrant dans l’objet social341. Néanmoins, l’entrée d’une personne protégée dans une société civile a toujours été considérée comme un acte grave en raison de l’obligation indéfinie aux dettes rattachée à la qualité d’associé de la société civile.
321. Problématique. – Dès lors se pose la question de l’articulation d’un droit des sociétés caractérisé par la volonté de favoriser une gestion dynamique passant par une prise de décision rapide non dénuée de risques, et d’un droit des personnes protégées qui vise à une gestion prudente et contrôlée du patrimoine de la personne protégée342.
322. Réglementation applicable. – C’est donc assez logiquement que l’on constate que le droit des sociétés ne contient que peu de