Recherche

Imprimer
Télécharger
Guide pratique

Le statut des baux commerciaux

26 nov. 2024

Textes et commentaires - Modèles d'actes

Refus de renouvellement d'un bail commercial et fraude du propriétaire (art. L. 145-27, C. com.)

26 nov. 2024
  • Réf : Brault C.-E. et Barbier J.-D., Le statut des baux commerciaux, nov. 2024, LGDJ, 9782275158334 Copier la référence
  • id : 9782275158334-38 Copier l'id

Auteur(s)

Thématique(s)

Auteur(s)

Article L. 145-27

Au cas où il viendrait à être établi à la charge du bailleur qu’il n’a exercé les droits qui lui sont conférés aux articles L. 145-17 et suivants qu’en vue de faire échec frauduleusement aux droits du locataire, notamment par des opérations de location et de revente, que ces opérations aient un caractère civil ou commercial, le locataire a droit à une indemnité égale au montant du préjudice subi.

Fraude du propriétaire

Cet article concerne tous les cas de reprise sans indemnité (CA Paris, 17 déc. 2003, n° 02/01068, Loyers et copr. 2004, comm. 90, obs P.-H. Brault).

Le propriétaire jouit d’une présomption de bonne foi (Cass. com., 16 mai 1950, Gaz. Pal. Rec. 1950, 2, p. 167 – CA Lyon, 10 déc. 1952, Gaz. Pal. T.Q. 1951-1955). Mais le juge peut rechercher si à la date où les locaux deviendront effectivement vacants le propriétaire sera dans l’impossibilité absolue de les occuper conformément à la loi (Cass. com., 8 mars 1954, Bull. civ. III, n° 66 ; Gaz. Pal. T.Q. 1951-1955).

La fraude peut être prouvée même en cours d’instance. Elle doit résulter de faits certains et actuels (Cass. com., 13 févr. 1952, JCP G 1952, IV, p. 79 – Cass. com., 11 janv. 1955, Bull. civ. III, n° 10 – Cass. com.,