788. Notion de parasitisme. – Le parasitisme économique consiste à se placer dans le sillage d’autrui, à s’appuyer sur les efforts et les initiatives d’un opérateur économique, concurrent ou non, pour conquérir une clientèle. Le parasite a un comportement suiveur qui se traduit généralement par la reprise de manière identique ou quasi identique des éléments ayant contribué au succès d’une entreprise, afin d’en profiter sans consentir d’efforts financiers, intellectuels ou promotionnels. Un tel comportement est contraire aux usages du commerce et engage la responsabilité de leur auteur sur le fondement de la concurrence déloyale.
Le parasitisme peut se manifester soit par des comportements ou une concurrence parasitaires, lorsque les intéressés sont en situation de concurrence plus ou moins étroite et disposent à tout le moins d’une clientèle finale commune, soit par des agissements parasitaires 3782, lorsque leurs auteurs ne se trouvent pas en situation de concurrence car n’étant pas titulaires de clientèle ou s’adressant à des clientèles totalement différentes. La théorie du parasitisme a d’abord été élaborée par la doctrine à propos de l’usurpation de marque. Elle est depuis largement appliquée par la jurisprudence 3783. Cette théorie consacre une extension de la conception traditionnelle de la concurrence déloyale. Dans la conception classique, l’existence d’un acte de concurrence