190. Histoire. – Dans notre ancien droit, on ne semble pas avoir établi une différence capitale entre les commerçants et les artisans. Ils appartenaient à des corporations différentes et voilà tout. Le Code de commerce ne parle pas des artisans. Malgré ce silence, les artisans sont restés nombreux au xixe siècle, constituant une classe moyenne entre le salariat et la bourgeoisie commerçante. On a pu craindre un moment qu’ils ne disparaissent devant les grandes exploitations industrielles, il n’en a rien été. Dans les petites villes et les villages, ils n’ont pas eu à subir cette concurrence ; dans les grandes villes, ils se sont bien défendus par leurs qualités professionnelles. Dans un passé récent, on a connu une renaissance de l’artisanat, grâce à l’emploi des moteurs dans les petits ateliers familiaux et aussi grâce à la circulation automobile qui a redonné de l’activité à de petites agglomérations. Toutefois, différents facteurs contribuent aujourd’hui au déclin de ces professions : progrès technologique, industrialisation, production de masse impliquant la sous-traitance de leur activité à des pays où la main-d’œuvre est de faible coût. Toutefois, après un net déclin à la fin des années 1980, la profession des métiers a retrouvé une certaine stabilité, voire progression (nombre des entreprises inscrites au répertoire des métiers : 870 000 en 1986, 823 000 en 1997, 820 000 en 1999, 920 000 en
Cette fonctionnalité est réservée aux abonnés.