86 Contrats préparatoires. Couramment pratiquées à l’égard des immeubles et des biens mobiliers importants, les promesses de vente recouvrent, sous une dénomination commune et sans doute malheureuse, des réalités diverses 262.
Il s’agit tantôt d’un engagement souscrit par une seule partie, qui promet de vendre ou promet d’acheter, tandis que l’autre conserve toute liberté et réserve ainsi son consentement à la vente définitive : on parle alors de promesses unilatérales, par lesquelles le promettant consent au bénéficiaire une option, c’est-à-dire un choix : acquérir (ou vendre) ou renoncer. Elles seules décomposent véritablement la formation de la vente en opérant un décalage entre le moment où chacun donne son consentement : celui du promettant est donné dès la promesse, tandis que celui de l’autre partie (bénéficiaire de la promesse) ne sera donné que plus tard, lorsqu’elle décidera de lever l’option.
Tantôt au contraire, les deux parties s’engagent d’ores et déjà en promettant l’une de vendre et l’autre d’acheter : on parle alors de promesse synallagmatique. En ce cas, le contrat de vente est déjà scellé entre elles, ce qu’exprime l’article 1589 en énonçant que « la promesse de vente vaut vente ». Mais le procédé est utile à chaque fois que la réalisation définitive de l’opération exige un certain nombre de formalités (comme la rédaction d’un