555 Risques et garanties. Lorsque le contrat porte sur une chose corporelle, deux questions spécifiques se présentent à deux stades successifs de l’exécution du travail. Tout d’abord, en cours d’exécution du contrat, se pose la question des risques de la chose : qui doit supporter sa « perte » (au sens juridique du terme incluant toute disparition, destruction, dégradation) rendant impossible l’exécution complète du travail ? Ensuite, après cette exécution et une fois la chose reçue par le maître, se pose la question d’une éventuelle garantie des vices cachés.
Dans les deux cas, nous verrons que la réponse diffère selon que l’entrepreneur est intervenu sur une chose appartenant déjà à son client ou non, ce que le Code exprime en distinguant « le cas où l’ouvrier fournit la matière » et celui « où il fournit seulement son travail » (art. 1788 et 1789).