232. Le divorce et la séparation de corps ont toujours été à l’origine d’un abondant contentieux international. La comparaison des législations internes du divorce et de la séparation de corps fait apparaître de profondes disparités entre les États 425. Si l’on ne compte plus guère les lois prohibant le divorce (Vatican, Philippines) 426, les solutions apportées au divorce sont sources de conflits de lois. Le droit musulman admet la répudiation de la femme par le mari, institution rejetée par les droits occidentaux. Divergences sur le plan procédural, l’opposition des États dans lesquels le divorce est nécessairement judiciaire à ceux qui admettent le prononcé du divorce par une autorité administrative (Chine, Danemark, Norvège, Japon) ou d’autres qui donnent effet à la volonté des époux recueillie par une autorité religieuse privée. Si dans la grande majorité des États une compétence exclusive des tribunaux est reconnue pour prononcer le divorce, une évolution s’est faite en faveur d’une déjudiciarisation du divorce. Ainsi, certains États d’Amérique latine (Cuba, Colombie, Équateur, Brésil, Pérou, Mexique) ou États scandinaves (Danemark, Norvège), ou ex-pays de l’URSS (Russie, Ukraine, Lituanie, Estonie, Roumanie) ont décidé de confier le divorce à une autorité publique, au service de l’état civil ou à un officier ministériel tel qu’un notaire (Roumanie, Espagne, Italie, Portugal et
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