533. La tendance à la privatisation des entreprises publiques rejoint celle, différence, plus générale, plus diffuse, à l’externalisation des activités assumées par les collectivités publiques (comme, d’ailleurs, celles de certaines entreprises privées 991). Il s’agit généralement pour celles-ci de limiter les coûts liés à l’accomplissement de certaines tâches, qui sont ainsi sous-traitées ou déléguées, conventionnellement ou unilatéralement, ou encore de céder à la conviction, bien ou mal fondée, de la qualité supérieure des prestations susceptibles d’êtres fournies par des tiers. Dans la mesure où ce mouvement ne concerne pas les seules activités économiques des personnes publiques, mais vaut plus généralement pour l’ensemble des tâches non régaliennes dont elles sont investies, il n’en sera donné ici qu’un simple aperçu, à travers un panorama des questions juridiques générales que suscite le phénomène et du traitement particulier du maintien du contrat de travail des agents concernés.
§ 1. La diversité des problèmes juridiques suscités par l’externalisation
534. Comme l’a mis en évidence une synthèse réalisée par Jean-Bernard Auby 992, le phénomène d’externalisation des activités publiques suscite, en France comme ailleurs, trois interrogations juridiques : quelles sont les activités externalisables, quelles en sont les mécanismes et quelles sont les modalités