667. Les personnes publiques se comportent de moins en moins elles-mêmes ou du moins de façon autonome comme des entrepreneurs pour réaliser les missions d’intérêt général qui sont les leurs (cf. supra, no 417 et s.). Il serait faux pourtant de croire en leur repli dans une fonction de police se résumant à édicter les règles et à en garantir la sanction ou même dans une seule fonction de régulateur, consistant à intervenir plus activement au service des équilibres recherchés (cf. infra, no 871 et s.).
Bien au contraire, la présence publique dans l’économie demeure intense mais se présente de plus en plus rarement comme un mode d’action autonome ou concurrent de celui du secteur privé. Une coopération entre les différents acteurs, dont la complémentarité est soulignée, est de plus en plus souvent recherchée à travers divers instruments juridiques.
Tous ont en commun de participer à l’émergence d’une démarche partenariale dont le principe n’est pas neuf (que l’on songe aux concessions ou à l’économie mixte) mais dont la revendication et la généralisation sont des traits distinctifs de la présence publique contemporaine dans l’économie. C’est la généralité de cette tendance à la diffusion de la démarche partenariale qui conduit à regrouper sous cette bannière commune des techniques souvent déjà connues sous d’autres noms.
La tendance croissante à l’utilisation,