501. La locution “cause de l’engagement”.
La locution cause de l’engagement 1292 vise d’abord à mettre l’accent, d’un point de vue négatif, sur l’opportunité d’écarter des distinctions inopportunes – notamment parce qu’elles sont devenues de plus en plus obscures en raison du récent renouveau de la théorie – entre cause de l’obligation et cause du contrat 1293, ou cause objective et subjective. D’un point de vue positif elle signifie que la cause doit s’apprécier par rapport à l’ensemble des engagements des contractants résultant soit d’un contrat 1294, soit même d’un ensemble de contrats indivisibles 1295.
S’agissant de la formation du contrat, la cause de l’engagement ne sera traitée qu’en tant que condition de validité. Cela signifie que l’étude ne portera pas sur l’utilisation qui est assez souvent faite de la cause à seule fin d’expliquer des mécanismes tels que la rescision pour lésion ou les sanctions de l’inexécution des contrats synallagmatiques 1296, qui semblent pouvoir se suffire à eux-mêmes et qui, au moins pour le second exemple, ne se situent pas au stade de la formation du contrat et ne concernent pas sa validité. Cela n’interdira pas toutefois de préciser la place de la cause ainsi comprise au regard de ces mécanismes lorsque cela sera nécessaire pour une meilleure compréhension de cette notion.
L’objet de cette étude