1215. Faveur de la loi pour les accords entre les époux. – Le mariage crée un état matrimonial : le régime primaire soumet les époux à des obligations impératives. Ils peuvent, en revanche, librement choisir le régime matrimonial qui les unira. Il faut donc, au moment du divorce, organiser les conséquences de la disparition de ces régimes. La liquidation du régime matrimonial a pour objet de dissocier les intérêts pécuniaires des époux. La prestation compensatoire quant à elle permet d’éviter les conséquences, parfois dramatiques, de la disparition du devoir de secours et de la contribution aux charges du mariage. Enfin, puisque les époux n’assurent plus ensemble la direction matérielle de la famille, il convient de régler la question de l’entretien matériel des enfants et de leur mode de vie (question aujourd’hui dissociée du divorce par les textes).
Sur tous ces points, la loi ne laissait guère aux époux la faculté de régler eux-mêmes leur divorce. La situation a désormais radicalement changé. Les époux sont incités à s’entendre. Pour la liquidation du régime matrimonial, le juge n’intervient qu’à défaut de règlement conventionnel (C. civ., art. 267). De manière plus générale, les époux peuvent conclure une convention de procédure participative (supra n° 335). S’ils ne l’ont pas fait, rien ne les empêche de toute façon de parvenir à des accords partiels, au fur et à mesure