979. Limitations des exigences légales. – Tous les systèmes sociaux organisent un certain encadrement du mariage qui se traduit par des interdits qui varient en fonction des époques et des pays. Le mariage est sous cet angle une institution : les époux acceptent de se placer dans un état proposé par la société, laquelle pose des interdits. Le droit français limite de plus en plus les cas d’empêchements à mariage. Après l’abolition de la mort civile (qui empêchait les condamnés à certaines peines perpétuelles de se marier), ont disparu les obstacles au remariage (autrefois, l’époux coupable d’adultère n’avait pas le droit d’épouser son complice après divorce).
Les prohibitions étaient au nombre de trois : les époux doivent être de sexe différent ; l’union est nécessairement monogame ; les couples incestueux ne peuvent se marier. La première a été supprimée. Les deux autres conditions se justifient par des raisons tenant à la finalité possible du mariage (la procréation éventuelle des époux), mais surtout par des considérations d’ordre moral et social. Ces conditions négatives constituent des empêchements à mariage sanctionnés par la nullité absolue.
980. Suppression du délai de viduité. – La loi autorise le remariage après dissolution des premières noces par veuvage ou divorce. La liberté qui règne en ce domaine est relativement nouvelle : la défaveur envers le