§ 1. Les conditions de l’action en contestation de paternité ou de maternité
478. Définition et objectifs. – L’action en contestation a pour objet de s’attaquer au lien de filiation. Elle permet de faire proclamer en justice que l’enfant n’a jamais été en réalité l’enfant du père officiel, et cela car le lien établi ne correspond pas à la réalité biologique.
Il convient de bien la distinguer des actions qui tendent à remettre en cause le titre même sur lequel repose la filiation, tel par exemple une action en nullité d’une reconnaissance en raison d’un vice de violence ou de dol (très rare en pratique bien sûr), ou bien en nullité d’un acte de reconnaissance pour vice de forme.
L’action se suffit en elle-même : peu importe de savoir si le père véritable établira ou non la filiation de l’enfant ; l’action en contestation de paternité peut ou non conduire à un « vide » de filiation paternelle. Cela dit, il arrive bien sûr que l’action en contestation de paternité soit un préalable pour que la véritable filiation paternelle puisse être établie, et cela en raison du principe de chronologie (infra n° 454).
L’action peut être exercée pour des raisons morales (faire en sorte que l’enfant ne soit plus rattaché officiellement à un père qui ne l’est pas en réalité) et aussi pour des raisons patrimoniales (écarter un enfant