1. Dans la première partie de cet ouvrage, nous allons étudier la relation de l’avocat avec son client, au cours d’un procès pénal. Cette relation est spécifique.
Toute personne poursuivie dispose d’un droit constitutionnel à être défendue par l’avocat de son choix, ou à demander à ce qu’il lui en soit commis un d’office. De son côté, l’avocat lui aussi demeure en principe libre d’accepter ou de refuser une défense. Mais sur quels critères, à quelles conditions et dans quelles circonstances ? Entre eux se conclut alors un contrat, de nature civile, synallagmatique, mettant à la charge de l’un comme de l’autre des obligations qui doivent être définies. Ce sera l’objet du chapitre 1.
Dans le chapitre 2, nous nous intéresserons au conseil que dispense l’avocat à ses clients, sous le sceau du secret professionnel. Ce rôle de conseil de l’avocat est primordial. C’est en effet à l’écoute de son client, en le questionnant sur les faits qui lui sont reprochés, que l’avocat élabore les arguments de la défense qu’il développera par la suite. Le secret professionnel garantit la confidentialité de ces entretiens. C’est un devoir de l’avocat de le respecter, mais aussi une prérogative, car ce secret est opposable à la justice.
Or, dans le chapitre 3, nous verrons que le secret professionnel de l’avocat n’est qu’imparfaitement protégé. Son client peut être