1278. On commencera par exposer les termes de discussion relative aux domaines respectifs de la nullité pour erreur et de la garantie des vices cachés dans la vente, avant de présenter les solutions successivement retenues par la jurisprudence en la matière.
1) Les termes de la discussion
1279. Les enjeux pratiques du débat.
Le régime disparate des deux actions en nullité pour erreur et en garantie des vices cachés constitue la pierre angulaire de la discussion 4899. Chaque recours offre ses atouts au plaideur, le bénéfice provenant tantôt de la richesse des remèdes (sort du lien contractuel, possibilité alternative ou cumulative d’obtenir une réparation par l’allocation de dommages-intérêts), tantôt de la commodité de sa mise en œuvre (titularité du droit d’agir, durée de la prescription, difficultés probatoires).
En pratique, la détermination des relations entre les deux actions a longtemps revêtu une grande importance parce que l’action en garantie des vices cachés, à la différence de celle en nullité pour erreur, devait être exercée dans le bref délai de l’article 1648 du Code civil. Il est probable que la discussion ait perdu en intensité depuis qu’à la durée variable et souverainement appréciée qui faisait la singularité du bref délai pour agir en garantie a été substituée une durée désormais fixe de deux ans décomptée à partir de la découverte du défaut 4900. Il