1040. Les arrêts de la Cour de cassation se comptent par centaines, les thèses et articles, par dizaines 4445 : en matière d'assurance emprunteurs, les obligations d'information, de conseil et de mise en garde sont l'ultime recours des emprunteurs qui se heurtent à un refus de garantie. Les actions sont innombrables, tantôt purement fantaisistes, voire scandaleuses – le banquier n'a pas conseillé de ne pas mentir en répondant au questionnaire de santé 4446, tantôt parfaitement fondées – le banquier n'a tout simplement pas fait partir la demande d'adhésion pour l'un des risques 4447. En trouver le fil conducteur est difficile, pour ne pas dire impossible. Il faut d'emblée indiquer qu'il est particulièrement délicat de vouloir distinguer, par des critères péremptoires, l'information, le conseil et la mise en garde. Au demeurant, les décisions parlent le plus souvent d'information et de conseil, rarement de mise en garde alors que celle-ci est probablement l'obligation la plus sensible en ce domaine et recouvre en réalité nombre d'hypothèses que l'on persiste à désigner comme relevant du conseil. Il faut néanmoins souligner que la Cour de cassation a déjà, dans le domaine du crédit, affirmé que l'établissement de crédit doit, avant d'apporter son concours à des clients, vérifier les capacités financières de ceux-ci, « emprunteurs profanes, en vertu du devoir de mise en garde » auquel il est tenu à leur
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