Le financement
589. Durant la première moitié du siècle, l’industrie extractive − minéraux solides et hydrocarbures confondus − pouvait virtuellement s’autofinancer, de sorte que le financement externe ne représentait qu’une part très faible de ses besoins. Aux États-Unis, Rockefeller est resté célèbre pour avoir utilisé largement l’autofinancement pour monter son empire pétrolier. Progressivement, l’échelle des projets d’exploitation n’a plus permis l’autofinancement. De ce fait, la part de l’emprunt dans le financement des projets miniers et pétroliers n’a cessé d’augmenter et de nouvelles formes conventionnelles de financement sont apparues.
À l’heure actuelle le financement sur fonds propres des opérations minières et pétrolières fait exception et la recherche par les exploitants de capitaux extérieurs constitue un enjeu majeur. Or, dans la conjoncture actuelle, les sociétés minières et pétrolières doivent faire face à la difficulté, voire à l’impossibilité de rassembler les fonds nécessaires aux financements de leurs projets en Afrique notamment 879. Une sélection très rigoriste des projets a lieu, privilégiant d'autres parties du monde au détriment de l'Afrique, notamment en raison des carences en matières d'infrastructures.
Les besoins considérables en financement poussent les exploitants à faire appel à des tiers non parties au contrat d’exploitation, soit pour le