342 Rien ne sert évidemment de protéger des espèces si l’on rend leur vie impossible en supprimant, en réduisant ou en laissant péricliter leurs milieux de vie : cette logique élémentaire se heurte aux développements de la vie moderne (industrialisation et urbanisation, agriculture intensive). Elle est aussi mise à mal par l’état des rapports entre États riches et États pauvres, ce qui implique une forte – mais encore insuffisante – prise en charge par le droit international de la détermination des espaces à protéger, et des contraintes économiques qu’implique la protection des espaces de valeur.
Sur le plan interne, la loi sur la diversité biologique n’emporte guère d’effets : à part la mise en place de l’Agence de la diversité biologique déjà évoquée, la loi confirme des notions (ainsi de la consécration du triptyque « Éviter, réduire, compenser » comme ligne de conduite ou de la reconnaissance du préjudice écologique), et prend quelques initiatives en milieu halieutique.