376 Il ne peut être de meilleure participation que la prise en main directe de la gestion de l’environnement. Il en existe plusieurs exemples, qui, tous, montrent que la gestion par une association peut faciliter l’intégration par la population comme par les collectivités locales de l’impératif de protection. Sans entrer trop dans les détails, il est possible de considérer les quelques hypothèses de prise en main directe par des associations, dans l’intérêt général, de certains espaces. Ainsi que cela a déjà été expliqué, l’article 2 alinéa 5 de la loi de 1975 sur le Conservatoire lui permet de confier la gestion de ces biens à des associations spéciales agréées à cet effet, ou à des personnes privées ou publiques. De même, les départements peuvent confier la gestion des espaces naturels sensibles à des associations : l’article L. 142-10 du Code de l’urbanisme fixe en effet que « la personne publique propriétaire est responsable de la gestion des terrains acquis ; elle s’engage à les préserver, à les aménager, et à les entretenir dans l’intérêt du public. Elle peut éventuellement confier la gestion des espaces aménagés à toute personne publique ou privée y ayant vocation ».
Les zones soumises à un arrêté de biotope comme les réserves naturelles peuvent être confiées à des associations aussi. Pour ces dernières, l’article 25 de la loi du 10 juillet 1976