209 On l’a vu, la gestion du « local » par l’État n’est pas exempte d’ambiguïté. L’une des façons de les lever aurait pu être d’épouser, puis d’accentuer, pour ce qui concerne l’administration de l’environnement, le mouvement de décentralisation amorcé en 1982. C’est le contraire qui s’est produit, mais l’on s’interroge de plus en plus sur la valeur de ce particularisme. Avec le Grenelle, et notamment la loi Grenelle 2, dont par exemple l’article 33 étend l’autorisation de produire et de vendre l’électricité des communes aux départements et aux régions et donne à toutes les collectivités la possibilité d’impulser des actions pilote de captation du CO2 en échange de « certificats d’énergie », valorisables sur le marché du carbone, une nouvelle vague de décentralisation semblait ouvrir, limitée cependant par la constante que l’État n’opère toujours pas les transferts financiers compensant les dépenses supplémentaires 778.
La loi Grenelle 1 (loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement) confirmait cependant pour sa part la complémentarité qui existe entre action de l’État et actions décentralisées. Il n’est pas certain que cette complémentarité soit exploitée comme elle le devrait : la récente loi de facilitation des énergies renouvelables, par exemple, préserve une