470. L’Union européenne repose sur un cadre institutionnel qui présente un caractère sophistiqué, source parfois d’incompréhension et d’opacité pour le citoyen ordinaire. Ce cadre n’a eu de cesse de se réformer à partir du premier traité de révision, l’Acte unique européen.
Sa dynamique expliquera l’ascension de certaines institutions, peu pourvues initialement en termes de pouvoirs, ou même inexistantes dans le système initial, comme le Conseil européen. Cette profonde évolution culmine aujourd’hui avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne depuis le 1er décembre 2009 qui reprend la presque totalité des innovations du traité constitutionnel en matière institutionnelle.
471. On observera très vite que ce système institutionnel ne renvoie pas à une organisation des pouvoirs définitivement établie, mais au contraire à un processus mouvant.
L’image du système institutionnel a donc profondément évolué ces dernières années, particulièrement au regard de la place de la Commission, les logiques institutionnelles n’étant jamais figées en droit de l’Union. L’idée d’un couple composé du Conseil et de la Commission ayant longtemps prévalu, y succédera un triangle institutionnel, c’est-à-dire une configuration au sein de laquelle la répartition des pouvoirs est plus équilibrée entre les institutions politiques, puisque le Parlement européen parviendra à s’imposer sur la scène