1154. Propositions doctrinales. – Dans l’époque récente, des voix se sont élevées, en doctrine 5955, pour soutenir que l’arbitrage n’était pas nécessairement un mode de justice foncièrement inadapté aux rapports contractuels impliquant des « parties faibles » au sens le plus large – consommateurs, travailleurs, assurés, voire professionnels placés en situation de dépendance par rapport à leur cocontractant. Selon M. de Fontmichel, en particulier, l’arbitrage peut au contraire être concilié avec le nécessaire respect du droit d’accès à la justice de ces parties, pour peu que le régime qui lui soit attribué dans les litiges impliquant de telles parties soit adapté de manière à répondre aux difficultés particulières qu’ils soulèvent. Dans cette perspective, il est d’abord proposé que la convention d’arbitrage conclue entre un professionnel et une partie réputée faible stricto sensu (consommateur ou travailleur) soit soumise à des conditions de validité plus strictes que celles que prévoit le droit français de l’arbitrage, spécialement en matière internationale 5956. Il est ensuite préconisé que l’instance arbitrale opposant un professionnel à une partie faible soit organisée selon des règles dérogatoires permettant de préserver les intérêts de la partie vulnérable 5957, en facilitant par exemple le financement de son action, en faisant obligation à l’arbitre
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