705. Les marchandises. – Depuis la haute Antiquité, les marchandises circulent, que ce soit sur les routes maritimes des Phéniciens ou sur les voies terrestres de l'Empire romain 1193. Loin de ralentir ce phénomène, l'industrialisation et la mondialisation donnent au commerce des marchandises une place centrale. La dématérialisation de l'économie, si elle favorise l'extension de nouveaux secteurs, n'a en rien entamé le poids économique des opérations portant sur des biens corporels. En effet, l'abaissement des obstacles tarifaires par le GATT et la délocalisation des opérateurs favorisent plus que jamais la circulation des marchandises pendant le processus de fabrication industrielle et à l'issue de celui-ci, pour leur exportation. Les matières premières (commodities) alimentent les usines tandis que les biens manufacturés (goods) alimentent les étals de la grande distribution. La Convention de Vienne sur la vente internationale de marchandises ne définit pas directement ce qu’il faut entendre par marchandise mais la jurisprudence y inclut les denrées, les animaux vivants, les matières premières et les biens manufacturés. Comme le laisse entendre le sens ordinaire retenu par le dictionnaire, la marchandise est : « Tout produit susceptible d’être acheté ou vendu, en gros ou au détail » 1194. Sans doute le régime établi par la Convention de Vienne incite-t-il à préciser que la marchandise s’entend
Cette fonctionnalité est réservée aux abonnés.