719. Caractères fondamentaux. – Une approche comparative sommaire du contrat de vente internationale laisserait apparaître un certain consensus. Il s'agirait en effet d'un contrat dont la prestation caractéristique impose au vendeur de livrer et délivrer la chose vendue. Il s'agirait ensuite d'un contrat international qui échappe au régime de la vente interne. Une analyse précise invite cependant à plus de nuances. D'abord, selon le texte en cause, l'objet du contrat de vente n'est pas le même. Il s'agit d'un objet mobilier corporel selon la Convention de La Haye sur la loi applicable aux ventes d'objets mobiliers corporels alors qu'il s'agit d'une marchandise, terme plus équivoque, selon la Convention de Vienne sur la vente internationale de marchandises. Ensuite, les traditions juridiques diffèrent sensiblement en droit comparé quand il s'agit d'étudier les obligations du vendeur. Enfin, l'analyse du caractère international révèle que c'est la conception juridique de l'internationalité qui a été choisie, à savoir l'établissement des parties dans deux États différents.
720. De l’approche conflictuelle à l’approche matérielle. – La façon d'appréhender la vente internationale a évolué avec le temps. Dans l'optique de la Conférence de La Haye, les États ont d'abord unifié les règles de conflits de lois. Ces conventions spécifiques à la vente internationale n'ont eu que peu de succès. Le succès