106. La renaissance carolingienne. – L'empire romain n'avait pas instauré un enseignement d'État. La formation première était laissée au cadre familial où intervenaient des pédagogues privés. Des écoles privées existaient ici ou là. Une formation supérieure où philosophie, rhétorique, droit et d'autres disciplines trouvaient leur place, existait dans certaines villes ; pour le droit à Rome et à Constantinople, mais également à Beyrouth, Carthage, Alexandrie, peut-être Autun 368, etc. 369.
En Occident, culture, écoles et formation disparaissent avec les invasions et les Royaumes qu'elles engendrèrent. L'une des gloires de Charlemagne fut de restaurer l'enseignement et de susciter la création d'écoles. Il les confia aux clercs, presque seuls, en son temps, à accéder au savoir. Il chargea un religieux anglo-saxon, Alcuin (v. 725-804) de diriger les Écoles d'Aix-la-Chapelle et de Tours. Le droit bénéficia sans doute moins que d'autres disciplines (théologie, rhétorique, grammaire) de la Renaissance carolingienne. Il ne fut cependant pas négligé 370. En témoignent les traités de Théodulf d'Orléans (789-818), de l'archevêque de Lyon, Agobard (v.779-840) 371, de Raban Maur 372, du conseiller de Louis le Pieux, Jonas d'Orléans (V.780-844) 373, et surtout les consultations d'Hincmar de Reims (845) 374.
Mais la renaissance