17. Des démarches simultanées sont indispensables pour garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales : l’affirmation des droits et leur protection ; la reconnaissance de droits et leur défense. S’il est relativement aisé de proclamer des droits, il est plus délicat de les défendre ou de les protéger. Il ne s’agit pas de vouer un culte aux droits de l’homme, mais surtout de veiller à leur respect 88. Cela est valable pour l’ensemble des droits, mais encore plus pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales, surtout lorsqu’on sait qu’ils doivent être protégés y compris face à l’ensemble des autorités publiques, pas seulement à l’égard des personnes privées. « Aujourd’hui le rôle de l’État ne consiste pas à éviter les ingérences dans la liberté individuelle et la vie privée, à travers des obligations négatives, mais tout à la fois à respecter, protéger et mettre en œuvre les droits de l’homme, selon un triptyque désormais classique repris par les comités conventionnels » 89. La garantie la plus large des droits de l’homme est le seul moyen d’éviter des droits de l’homme virtuels ou potentiels. Mais cette garantie est elle-même complexe à mettre en œuvre.
Il s’agit d’abord de garanties juridiques. En effet, l’affirmation de droits de l’homme dans les textes internationaux suppose ensuite une approbation de ces droits par les États,