402. Le droit de disposer de son corps rejoint, par beaucoup d’aspects, la liberté d’exercice de sa vie privée. En effet, il concerne au premier chef, la liberté en matière de sexualité, donc les types de rapports sexuels choisis, l’hétérosexualité ou l’homosexualité. Il va jusqu’à la possibilité de se livrer à l’exercice de la prostitution. Le droit de disposer de son corps ouvre celui de procréer, de manière naturelle, et si nécessaire en ayant recours à l’assistance médicale à la procréation. Ce droit comprend, depuis les nouvelles possibilités offertes par les transplantations d’organes, celui de faire don de ses organes ou des produits de son propre corps. Enfin, le droit de disposer de son corps peut aller jusqu’à mettre un terme à sa propre existence, soit par le suicide, soit par le recours à une demande d’euthanasie active qui reste pénalement condamnée en France. Une convention citoyenne a été mise en place en décembre 2022 afin de réfléchir, justement à la question de la fin de vie. Elle a remis son avis au président de la République le 3 avril 2023. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour l’aide à mourir. Après de longues pauses politiques sur cette question, le processus législatif est à nouveau enclenché sur cette question, comme nous l’évoquons à l’article 343 du livre.
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