212. Le système des Nations unies organisé pour la protection des droits de l’homme est d’abord globalement un ensemble de mécanismes non juridictionnels prévus dans le cadre de plusieurs pactes ou conventions internationales relatives à ces questions. Il est donc moins performant que celui qu’organise la Convention européenne des droits de l’homme qui, lui, est essentiellement juridictionnel. Cette absence d’efficacité concrète ne peut que faire douter de la réalité de la protection. Certains en déduisent des conclusions vigoureuses et volontairement provocantes : « L’ONU contre les droits de l’homme ? » 1052 « Les techniques non juridictionnelles, utilisées dans le cadre des instruments universels des droits de l’homme, sont de caractère non contraignant, n’aboutissant jamais à des décisions obligatoires en droit, restent respectueuses des souverainetés étatiques » 1053.
Néanmoins, ce système se transforme pour les violations les plus graves des droits de l’homme avec la création de juridictions répressives internationales comme la Cour pénale internationale. Ce mouvement de pénalisation au niveau international est une mutation conceptuelle fondamentale de la question de la protection internationale des droits de l’homme.
Lors du sommet mondial de 2005, le Secrétaire général de l’ONU a fait une série de propositions visant à améliorer le fonctionnement des