470. « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». C’est de cette manière que la Convention européenne des droits de l’homme définit, dans son article 9, la liberté de conscience et de religion. De son côté la Constitution française indique que la République respecte toutes les croyances, tandis que la Déclaration de 1789 considère, dans son article 10 que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La liberté religieuse est donc reconnue en France, même si les relations entre l’État et les Églises ont souvent été très compliquées.
L’histoire de ces relations a été effectivement mouvementée dans une France qualifiée, sous l’Ancien Régime de « fille aînée de l’Église », en l’occurrence l’Église catholique. Ainsi, à cette période, la France pratique l’union de l’Église et de l’État avec l’idée que la religion catholique est « la religion d’État » d’après le concordat de Bologne signé par François Ier en 1516. Cette