95. « Nous, peuples des Nations unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes ou petites... », ainsi commence la Charte des Nations unies, signée à San Francisco le 26 juin 1945. L’un des buts des Nations unies est de « réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion » (art. 1-3 de la Charte). Il revient au Conseil économique et social de l’ONU d’instituer les organes indispensables pour assurer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde (art. 68 de la Charte).
À partir de cet objectif général de construction de la paix dans le monde, les institutions des Nations unies ont confectionné un édifice très complet de reconnaissance et de protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cela commence par l’adoption d’une Déclaration universelle et se