116 Parties aux négociations. – Le monde des affaires est aussi un monde d’intermédiaires : la complexité d’une opération, la faible connaissance d’un marché, le besoin de structurer une organisation ou une distribution, le manque de temps, l’éloignement géographique, la loi ou culture locale... sont autant de raisons qui expliquent la généralisation du recours aux agents d’affaires et autres 648. Les économistes diraient que les intermédiaires (middlemen) « réduisent les coûts de transaction » 649.
Techniquement, les intermédiaires ne sont pas parties au contrat, mais « parties à la négociation » 650, en ce sens qu’ils « favorisent la conclusion d’un contrat pour le compte d’autrui » 651. Certains ont seulement pour mission de rechercher un éventuel contractant et de rapprocher les parties intéressées au contrat. Ce rôle est classiquement dévolu aux courtiers ou, sans grande différence du point de vue du droit, aux apporteurs d’affaires 652. L’important, sur le plan contractuel, est que ces opérateurs sont dépourvus du pouvoir de conclure : ils n’ont pas, en principe, la qualité de représentants 653. D’autres participent plus activement à la négociation. La Cour de cassation en fit d’ailleurs, pendant plusieurs années, la condition sine qua non d’obtention du statut convoité d’agent commercial : n’était reconnu comme