L’indivision post-communautaire est la suite immédiate de la dissolution de la communauté. Pour y mettre fin, un partage 1046 est nécessaire qui, normalement, est précédé d’une liquidation 1047.
335. Premières vues sur la liquidation et le partage. – 1º La liquidation est une opération comptable, préalable au partage, qui consiste à fixer et à chiffrer les droits de chacun : c’est-à-dire déterminer la consistance de la communauté au jour de la dissolution et l’évaluer au jour du partage ; elle précise la composition des masses active et passive et permet de calculer les droits de chacun ; l’opération principale et la plus complexe est le calcul des récompenses.
2º Le partage consiste à répartir l’actif et le passif entre les époux ou leurs héritiers, en attribuant à chacun sa part.
Rien n’oblige les époux à procéder à une liquidation de la communauté avant le partage (v. toutefois l’art. 1467, al. 2, qui paraît l’imposer). Mais un partage sans liquidation courrait le risque de l’action en complément de part (art. 889), l’ancienne rescision pour lésion, puisque les droits des parties n’auraient pas été évalués. En tout cas, rien ne les oblige à partager, même en cas de divorce sur demande conjointe ; après avoir liquidé leurs droits, ils peuvent décider de rester dans l’indivision.
Les successions font également l’objet