793 Naissance de relations contractuelles et de la mission juridictionnelle. L’acceptation de sa mission par l’arbitre a pour lui sensiblement les mêmes conséquences que l’arbitrage soit interne ou international. Aussi, pour apprécier l’existence et la portée des différents liens contractuels qui se nouent à partir de cette acceptation, il convient pour l’essentiel de renvoyer aux règles applicables à l’arbitrage interne 4409. Ni la nature des relations que l’arbitre noue avec les parties et, le cas échéant, une institution d’arbitrage, ni sa fonction juridictionnelle ne sont en effet transformées simplement parce que le litige met en jeu des intérêts du commerce international : l’arbitre demeure un juge qui tire essentiellement son pouvoir de juger de la convention des parties. Ainsi, comme en matière d’arbitrage interne, l’acceptation de sa mission par l’arbitre donne naissance à des relations contractuelles avec les litigants (A), desquelles résultent, pour partie, les droits et obligations de l’arbitre (B).
A. La naissance de relations contractuelles
794 Une superposition de contrats. L’arbitrage est une justice qui revêt une forte dimension contractuelle. Ce constat est évident pour les relations entre les parties, gouvernées par la convention d’arbitrage. Mais il vaut aussi pour les relations qui se nouent entre celles-ci et les arbitres. L’acceptation de sa mission par