131. La contrepartie se déclinant en rentabilité économique de l’opération contractuelle. Les deux affaires Point Club vidéo520 et Soffimat521 exploitent la notion de contrepartie sur un autre terrain juridique, celui de l’état financier de l’opération contractuelle. La première affaire, ayant donné lieu à l’arrêt du 3 juillet 1996, se rapporte à un contrat de location de cassettes vidéo conclu dans le cadre de la création d’un vidéoclub. Le nombre insuffisant d’habitants de l’agglomération, dans laquelle le vidéoclub était implanté, a rendu l’exploitation du commerce insuffisante pour permettre à l’opération conclue d’être rentable. L’arrêt relève que « l’exécution du contrat selon l’économie voulue par les parties était impossible » et constate par ces termes « le défaut de toute contrepartie réelle » à la location. Ce faisant, l’arrêt montre que les résultats financiers de l’activité peuvent fonder rétrospectivement le contrôle de l’existence de la contrepartie, de façon à lui donner l’allure d’un potentiel rentable. Dans la seconde affaire, la Cour de cassation a censuré la décision d’appel ayant ordonné l’exécution d’un contrat de maintenance « sans rechercher [...] si l’évolution des circonstances économiques, et notamment l’augmentation du coût des matières premières et des métaux [...] n’avait pas
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