525Limitation de la protection de l'emprunteur immobilier. – Toute opération de financement est par nature risquée. Mais ce risque est plus grand lorsque le financement a pour objet une opération immobilière en raison du coût généralement élevé de celle-ci et de la durée généralement longue du financement accordé. Il n'est dès lors pas étonnant de voir ces opérations devenir le siège, en cas de difficultés, de procédures contentieuses parfois longues et difficiles.
En effet, la durée importante du financement d'un bien immobilier accroît les risques de l'emprunteur, qui se trouve tenu parfois très longtemps par les termes du contrat. Ce risque s'avère d'autant plus élevé que l'emprunteur n'est pas un professionnel des opérations bancaires, apte à négocier au mieux les conditions du prêt. C'est pourquoi le législateur est intervenu pour protéger, dans une logique consumériste, l'emprunteur immobilier dans le cadre de la loi Scrivener 1601. Celle-ci s'applique, en vertu de l'article L. 312-2 du Code de la consommation, aux « prêts qui, quelle que soit leur qualification ou leur technique, sont consentis de manière habituelle par toute personne physique ou morale en vue de financer » une des opérations immobilières visées par ce texte, qu'elles fassent l'objet d'un contrat immobilier ou d'un simple contrat de maîtrise d'œuvre 1602. Cela concerne les prêts, quelle que soit