378 Phénomène international. Le blanchiment désigne le processus permettant de réinjecter dans l’économie légale les fonds obtenus au moyen de la commission d’infractions pénales. Comme le relève un auteur, « le blanchiment nécessite l’utilisation de circuits complexes établis à travers le monde et mobilisant, de manière volontaire ou à leur insu, les professions financières et non financières » 1377. Le blanchiment n’est pas une opération instantanée. Elle prend du temps et on a coutume de la présenter en trois phases 1378 : le placement des fonds dans les circuits financiers (ou phase de prélavage) ; le convertissement des fonds pour dissimuler leur origine (ou phase de lavage) ; le réinvestissement des fonds en toute légalité (ou phase d’essorage) 1379. En raison de la généralisation du problème du blanchiment et en raison de l’utilisation de circuits désormais mondialisés, les instruments de lutte contre ce phénomène ont une dimension européenne et internationale 1380.
379 Droit interne. Le droit interne a fait l’objet d’une réforme substantielle lors de la transposition de la directive 2005/60 du 26 octobre 2005 (dite troisième directive) et de sa directive d’application 2006/70 du 1er août 2006. De nouvelles modifications ont également été introduites à la suite de l’adoption de la quatrième directive nº 2015/849 du Parlement