262 Le terme « alien » ne doit pas prêter à confusion. Il ne s’agit ni de donner dans un quelconque sensationnalisme, ni de laisser penser que les embryons in vitro, issus de la fécondation, hors corps humain, d’un ovule et d’un spermatozoïde, ressembleraient aux terrifiants aliens du célèbre film de Ridley Scott 953, autrement dit qu’ils auraient un visage humain tout en étant très dangereux. Il s’agit bien plutôt d’insister tant sur leur caractère vivant (ils sont issus d’œufs) que sur leur étrangeté/altérité (alienus en latin signifie « qui appartient à un autre », « étranger », et le sens d’étranger est conservé par alien en anglais). Mais c’est une étrangeté toute relative puisque dans le film de science-fiction, l’alien sort de la cage thoracique de l’un des astronautes, de même que les embryons in vitro sont constitués de matière biologique humaine. Et à supposer que l’image soit pertinente, elle l'est surtout pour marquer la distance du régime juridique de l’embryon-fœtus in vivo de celui de l’embryon in vitro, comme l’avait clairement indiqué le Conseil constitutionnel dans sa décision, déterminante pour l’avenir, dans laquelle il énonçait qu’il ne lui appartenait pas « de remettre en cause, au regard de l’état des connaissances et des techniques, les dispositions par lesquelles le législateur a estimé que le principe du respect de tout
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