1250. Dès la phase de candidature, le professionnel qui songe à exercer la difficile fonction d’expert de justice doit s’interroger lucidement sur ses capacités à assumer sa future charge. Bien évidemment, cela concerne :
ses capacités intellectuelles et ses connaissances professionnelles, théoriques comme pratiques, mais aussi sa capacité et sa volonté de les maintenir à jour et de les renforcer tant qu’il sera inscrit sur une liste (ordre judiciaire) ou un tableau (ordre administratif) d’experts de justice ;
sa bonne connaissance des principes directeurs du procès et des règles régissant les missions dévolues aux experts de justice (expertise, consultation, constatation), voire désormais les modes alternatifs de résolution des conflits.
1251. Mais cela concerne tout autant sa rigueur personnelle et sa capacité psychologique à pouvoir assumer, en toutes circonstances, sa future mission avec conscience, objectivité, indépendance et impartialité. Ceci implique aussi de très fortes capacités d’écoute, de reformulation, de questionnement, d’analyse, de synthèse et évidemment de calme et de retenue... tant l’impulsivité est mauvaise conseillère pour chaque être humain, mais surtout irrémédiablement destructrice pour un expert de justice.
1252. En effet, il faut admettre que chacun n’est pas susceptible d’assumer pleinement tous les types de fonctions : il est important de s’en rendre compte à