952 L’octroi de la nationalité française à un individu déterminé dépend de l’ensemble des règles relatives à :
l’attribution de la nationalité française, c’est-à-dire son octroi à l’intéressé dès sa naissance, en fonction de critères appréciés en principe en se plaçant au moment de celle-ci ;
l’acquisition de la nationalité française, c’est-à-dire l’octroi, sans rétroactivité, de la nationalité française à un individu né non français ;
laperte de la nationalité française.
La réintégration dans la nationalité française est un cas particulier d’acquisition, concernant des personnes qui ont préalablement perdu une nationalité française attribuée ou acquise. On l’étudiera avec la perte, car c’est par rapport à elle qu’elle se définit (une personne qui réacquiert la nationalité française qu’elle avait perdue n’est à proprement parler réintégrée que si elle obtient ce résultat en tant qu’ancien Français).
§ 1. L’attribution de la nationalité française
953 L’immense majorité des Français le sont dès leur naissance, soit au titre du jus sanguinis (A), soit à celui du jus soli (B), le plus souvent aux deux. Certes, il arrive que les conditions requises par la loi ne soient établies que postérieurement à la naissance, mais l’attribution n’en remonte pas moins à la date de celle-ci (art. 20 C. civ.), sous réserve, comme dans l’hypothèse de