705. Souveraineté territoriale et exigences des relations internationales. – Les relations diplomatiques et consulaires entre les peuples existent depuis une période reculée. Après l’apparition du phénomène étatique, la pratique révèle que l’indice le plus sûr de la souveraineté d’un État est le fait qu’il entretient effectivement, par l’intermédiaire de ses propres agents et sur un pied d’égalité, des relations diplomatiques et consulaires avec d’autres États souverains et qu’il est représenté auprès des organisations internationales et participe à leurs activités.
L’aspect juridique essentiel que présentent ces relations résulte de leur mécanisme qui crée un cas d’exercice concurrent des compétences de deux États sur un même territoire. Un service public national placé sous la direction d’un État est établi et fonctionne sur le territoire d’un autre État qui est ainsi atteint dans son pouvoir le plus fort, dans sa souveraineté territoriale. Les problèmes posés par cette concurrence prennent un relief tout particulier dans le monde d’aujourd’hui où coexistent non seulement des États ayant des régimes politiques, économiques et sociaux profondément différents, mais aussi des États ex-colonisateurs et des États ex-colonisés qui redoutent toujours des tentatives de domination indirecte. Indispensables au renforcement des relations amicales entre les peuples, les relations diplomatiques