397 Pénalisation du droit de la consommation. Si le droit de la consommation s’est surtout développé à partir des années 1960, il remonte à une loi de 1905, sur les fraudes et falsifications. Aussi, dès ses origines, le droit de la consommation a toujours comporté une importante dimension pénale. Cela est logique, car c’est pour pallier les insuffisances du droit civil que le droit de la consommation est apparu, et, comme souvent, on a fait appel au droit pénal pour la force de sa sanction et la dissuasion qu’il suppose. Ces dispositions pénales, issues de diverses lois notamment dans les années 1970, se retrouvent aujourd’hui dans le Code de la consommation, issu de la loi du 26 juillet 1993. Cette pénalisation du droit de la consommation ne s’est jamais démentie, et elle connaît même, récemment, de nouveaux développements. Ainsi, les lois du 3 janvier et du 4 août 2008, votées pour transposer une directive européenne du 11 mai 2005, ont inséré dans le Code de la consommation de nouvelles incriminations. Deux autres lois ont également été prises pour poursuivre cette transposition : la loi du 17 mai 2011 485, complétée par la loi du 17 mars 2014 486. Cette dernière loi du 17 mars 2014 relative à la consommation est une loi d’envergure qui innove à plusieurs points de vue. Elle introduit en droit français l’action de groupe 487 et définit pour la première fois
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