La succession vacante et la succession en déshérence sont deux situations voisines ; la notion de « vacance » est plus large que celle de « déshérence ». Elles donnent lieu toutes deux à l’intervention de l’État. La succession vacante se trouve parfois en déshérence : lorsqu’il s’avère qu’il n’y a pas d’héritier, la succession est recueillie par l’État (C. civ., art. 811).
Les successions vacantes sont celles que personne ne réclame : il n’existe aucun héritier connu ou bien tous les héritiers identifiés ont renoncé ou n’ont pas opté au terme d’un délai de 6 mois (C. civ., art. 809). L’État, c’est-à-dire l’Administration des Domaines, doit gérer cette succession jusqu’à ce qu’un héritier se manifeste. En l’absence d’héritier et de légataire, la vacance de la succession exige l’ouverture d’une curatelle à succession vacante.
Il existe 3 cas d’ouverture de vacance de la succession (C. civ., art. 809) :
il ne se présente personne pour réclamer la succession et il n’y a pas d’héritier connu ;
tous les héritiers connus ont renoncé à la succession ;
après l’expiration d’un délai de 6 mois depuis l’ouverture de la succession, les héritiers connus n’ont pas opté, de manière tacite ou expresse.