Le droit français a une conception distributive et non commutative de la dévolution successorale, notamment pour les héritiers de même degré : la succession est divisée par le nombre d’héritiers quelle que soit la parenté avec le de cujus.
Les seuls rapports pris en compte pour la dévolution de la succession sont ceux de la parenté et du mariage.
Les parents, c’est-à-dire la famille, viennent à la succession. Les subdivisions de la famille organisées par le Code civil permettent de faciliter une juste dévolution.
a) Le cercle de famille et la limitation de la succession
La famille réunit les personnes unies par un lien de sang, auxquels s’ajoute l’adopté. Tous ne viennent pas à la succession : la vocation successorale se limite au sixième degré, sauf pour les collatéraux privilégiés qui succèdent sans limitation de degré (C. civ., art. 745).
La famille est divisée en lignes et en souches.
La ligne est formée par la suite des degrés (C. civ., art. 742) :
la ligne directe unit des personnes descendantes les unes des autres (parents, enfants, grands-parents, etc.) ;
la ligne collatérale unit des personnes qui ne descendent pas les unes des autres mais possèdent un ancêtre commun (frères et sœurs, cousins, oncle/neveu, etc.).
À l’intérieur d’une ligne, on calcule le degré séparant