Le crowdfunding, littéralement « financement par la foule », permet à un porteur de projet de réaliser une collecte de fonds, généralement des petits montants, auprès d’un large public d’internautes. La crise financière et les contraintes prudentielles imposées aux banques ayant réduit quelque peu leur capacité à accompagner les petites et moyennes entreprises, celles-ci ont recherché des méthodes de financement alternatives et innovantes qu’internet et le développement des réseaux sociaux ont facilitées. Traduit sous la terminologie unique de « financement participatif », ce nouveau canal de financement recouvre en réalité des mécanismes bien différents. En effet, les fonds sont levés grâce à des plateformes internet, par le biais de conventions diverses.
Le crowdgiving, utilisé principalement dans les domaines artistiques et humanitaires (par exemple, financement de la restauration du Panthéon), repose sur la technique juridique du don, ou le plus souvent du don « assorti d’une récompense ». Les fonds levés par ce biais en 2015 s’élèvent à 50,9 millions d’euros (source : baromètre, association Finance participative France), les principales plateformes étant Ulule, Kisskissbankbank, ou Mymajorcompany avant l’arrêt de son activité de crowdfunding.
Le crowdlending, ou P2P lending, se caractérise par l’engagement pris par le porteur de projet de rembourser les fonds