280 Généralités. La confidentialité est, sur le plan sémantique, le caractère d’une information confidentielle, c’est-à-dire qui doit rester secrète 672. Appliquée aux correspondances entre avocats la notion de confidentialité signifie que ces échanges n’ont pas vocation à être dévoilés.
Jusqu’à la loi nº 97-308 du 7 avril 1997 673, il était d’usage de distinguer le secret professionnel et la confidentialité des correspondances entre avocats au regard de leur régime respectif puisque la confidentialité était une règle coutumière au fondement purement corporatif. En étendant la protection du secret professionnel aux « correspondances échangées entre l’avocat et ses confrères » 674, la loi précitée a profondément transformé la confidentialité. Anciennement corporative, la confidentialité est devenue une règle légale d’ordre public, étant précisé que cette modification d’application immédiate concerne aussi les correspondances antérieures à la loi de 1997 « faisant l’objet d’un litige quant à leur communication non encore définitivement tranchée » 675. La confidentialité se rapproche donc du secret professionnel des avocats tant au regard de la finalité que du régime, aussi nous renverrons le lecteur à une partie de nos développements sur le secret.
Seront étudiés les conditions d’application de la confidentialité des