CA Paris, 2-13, 10 oct. 2025, no 24/05078 : cette décision n’étant pas en open data, elle n’est pas encore consultable en ligne
1. L’exception de nullité de la citation directe tirée de la méconnaissance du principe de séparation des pouvoirs est rejetée. La cour d’appel considère comme pertinents les motifs du tribunal, selon lesquels si l’indemnité représentative de frais de mandat est indissociable du statut des députés et participe bien à l’exercice de la souveraineté nationale, il n’en va ainsi qu’à la condition que cette dotation soit utilisée conformément au cadre défini par les assemblées, en application de leur indépendance budgétaire. En l’espèce, la citation directe vise non l’utilisation de l’indemnité dans le cadre du mandat, mais son détournement au profit d’intérêts personnels, étrangers par nature à l’exercice de la souveraineté nationale. Par conséquent, le principe de séparation des pouvoirs, dont découlent les principes d’indépendance et d’autonomie des assemblées parlementaires, n’est pas méconnu.
En ce sens, la cour d’appel précise que le détournement de fonds publics en cause a trait à l’usage de l’indemnité et non à l’indemnité elle-même, en sorte que l’exception devait être rejetée.
2. Les peines. La cour d’appel considère que la dispense de peine sollicitée par le prévenu n’apparaît pas